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Le Blog des Alumni de l'ENA
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Valérie Bonnard


Une fibre littéraire, un passage au Budget et à l'Éducation, Valérie Bonnard fait partie de ces anciens élèves qui aiment la mobilité. Aujourd'hui directrice des gares de Lyon et Paris-Bercy depuis décembre 2015, elle nous décrit son parcours atypique.

Qu’avez-vous fait avant l’ENA et qu’est-ce qui vous a conduit à intégrer l’ENA ?


J’ai d’abord fait des études de latin et de grec, en classes préparatoires littéraires. J’aimais beaucoup les lettres. Cependant, les affaires publiques m’intéressaient, ce qui m’a conduit à étudier en section « service public » à Sciences Po, avant de me tourner vers l’ENA.

Que retenez-vous de votre scolarité à l’ENA ?

 

J’ai un excellent souvenir des mes années à l’ENA. C’était deux années de découverte et donc de pur plaisir. Je pense que le principal apport de l’ENA est évidemment l’application, qui va de pair avec l’étude très exhaustive de l’administration qui me sert encore aujourd’hui. Je dirais comme beaucoup que l’enrichissement est davantage issu de l’application que des enseignements – qui restent tout à fait intéressants. J’ai fait un stage en Haute-Loire auprès d’un préfet qui m’a ouvert les portes des services de l’Etat et montré comment il fallait travailler avec nos partenaires. Outre mes misisons à la préfecture, il m’a offert l’opportunité de travailler au guichet ANPE, j’ai été accueillie une semaine complète au tribunal, j’ai accompagné une compagnie CRS au stade à Saint Etienne, j’ai fait des tournées agricoles avec la DDA et j’ai même participé à des remises à l’eau de saumons. J’ai vraiment compris comment fonctionnait notre administration et le sens du service public . Ensuite, j’ai fait un stage en entreprise aux Etats-Unis : la confrontation de ces deux univers était très enrichissante.

Où êtes-vous affectée à votre sortie de l’ENA ?

 

En  2000 ( promotion Averroès), je suis affectée à la direction du Budget, sur un poste créé à l’époque pour le suivi des des négociations salariales et la mise en place de l’accord de  réduction du temps de travail dans la fonction publique et. C’était deux années très originales et enrichissantes. J’avais 25 ans et j’assistais au fond de la salle à des négociations qui modiaient en profondeur l’organisation des temps de travail des services de l’Etat ; j’avais cette chance incroyable de participer, même comme « petite main », à des discussions entre un ministre, Michel Sapin à l’époque, et les organisations syndicales.

Vous vouliez rester à la direction du Budget ?

 

J’ai été trois ans à la direction du Budget, avant d’effectuer une mobilité au ministère de l’Éducation nationale, en tant que secrétaire générale du rectorat de Paris pour l’enseignement supérieur. Je gérais un service déconcentré (crédits et ressources humaines) et aussi le bâtiment Sorbonne et les biens légués à l’Université. J’y ai beaucoup aimé la vie et la gestion dans un  monument historique accueillant du public, ce qui a beaucoup contribué à mon souhait ultérieur de travailler à la SNCF au service et contcat avec les clients. .

Pourquoi avoir rejoint la SNCF ?

 

J’ai rejoint en 2012 Réseau Ferré de France (RFF), devenu SNCF-Réseau en 2015. Fin 2016, j’ai été nommée directrice des gares de Lyon et de Bercy au sein de SNCF Mobilités. La SNCF correspondait à mes attentes : apporter mon expérience de gestion d’un bâtiment public et mes connaissances en gestion à une entreprise au service de l’intérêt général et du client. J’ai souhaité rejoindre SNCF Mobilités car je voulais me rapprocher d’un poste opérationnel et travailler en coopération avec des acteurs multiples: rien de tel qu’une gare à la confluence de tous les métiers du train ».

Quelle est la mission de la directrice des gares de Lyon et Paris-Bercy ?

 

Au quotidien, mon travail consiste à garantir les services fondamentaux aux clients (propreté, confort, sécurité, information, services et commerces). Nous travaillons également à dessiner la gare de demain. En gare de Lyon, nous construisons une gare digitale, une gare internationale, une gare mieux insérée dans la ville, une gare pleine de vie et de culture. Nous souhaitons aussi faire de Paris-Bercy une grande gare parisienne avec son identité, au coeur de la vie des gens, une gare connectée et respectueuse de l’environnement.

Quelles sont vos perspectives personnelles ?

 

Je n’ai jamais fait de plan de carrière et jusqu’à maintenant cela m’a porté chance : je fais confiance à ma bonne étoile.

Avez-vous un livre préféré ?

 

Les nourritures terrestres de Gide. J’aime la sérénité et la liberté qu’il y a dans cet ouvrage.