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Le Blog des Alumni de l'ENA
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Hervé Hague

Barbe de trois jours et regard vif ; derrière la nonchalance : un super bosseur. Sorti administrateur civil de l’ENA en 1994, il est aujourd’hui acteur et forme lui-même à ce métier à travers ses deux entreprises : To Act et Acte Un*. Gros plan sur celui que sa propre expression convient parfaitement à décrire : Hervé Hague, « l’Alumni allumé ».

Pourquoi avez-vous fait l’ENA ?

« J’avais la vocation du service public et travaillais en tant qu’attaché d’administration centrale au ministère des finances. Là-bas, je me suis dit que je n’étais pas plus idiot que les administrateurs civils qui se trouvaient au-dessus de moi, alors j’ai passé le concours en interne. »

Quel genre d’élève étiez-vous ?

« Un élève passionné ! Passionné par l’année de stage qui m’a beaucoup plu.  J’ai d’ailleurs eu du mal à retourner à l’Ecole. J’ai d’abord effectué un stage dans une entreprise de région parisienne qui fabriquait des circulateurs pour circuits de chauffage central. Le deuxième stage se passait dans la préfecture du Loir-et-Cher.»

Comment avez-vous bifurqué vers les arts ?

« Pour synthétiser, disons que j’avais mis l’accent au début sur une de mes vocations - celle qui me portait vers la chose publique -  en laissant le reste de côté. Arrivé à un certain âge, j’ai eu envie de faire l’inverse. Il faut dire que j’ai été assez déçu de la façon dont l’Etat fonctionnait : j’ai eu l’impression de travailler pour des lobbys et des ambitions personnelles plus que pour l’intérêt général. Il faut dire que j’ai également un tempérament très indépendant, c’est sûrement ce qui a motivé ce changement de carrière. »

Quel film regarderez vous ce soir ?

« Rien du tout, en fait je vais bosser. Mais, je peux vous dire quel film j’ai vu en dernier ! Un Terence Malik que je n’avais pas encore regardé, "Les moissons du ciel". Un grand réalisateur américain. »

Votre meilleur souvenir de tournage ?

« On m’avait donné un rôle dans un épisode des Petits Meurtres d’Agatha Christie, « Le Couteau sur la Nuque ». J’y jouais le rôle d’un vieil aristo un peu ridicule, le Comte de Tercoignes. J’ai pu rencontrer Antoine Duléry et Marius Colucci, deux acteurs très pros et pas négligents envers les petits rôles. Ils ont travaillé avec moi comme si j’étais un partenaire ayant la même notoriété qu’eux. Tournage d’autant plus agréable qu’il comprenait une scène de baiser avec Maruschka Detmers, une actrice qui  a joué dans plein de beaux films. »

Et le pire ?

« Quand j’ai voulu participer au tournage de la série Hard pour Canal… Il était prévu que j’aie un petit rôle et c’est devenu de la figuration au cours de la journée. Je suis arrivé comme acteur et me suis trouvé figurant ! C’était de l’escroquerie, j’en garde un très mauvais souvenir. »

Le film inavouable que vous aimez regarder ?

« Récemment je me suis amusé à une comédie française : « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? ». J’ai passé un bon moment. Mais ce n’est pas inavouable à mon avis ! »

Ce que vous chantez sous la douche ?

« Je siffle plus que je ne chante. Et c’est souvent la même chose en fin de compte : quand je suis distrait, je sifflote spontanément un air de Rigoletto. »

Si vous étiez un membre de la famille royale…

« Le Prince Charles, et pas à cause de ses oreilles. »

Un personnage de BD ?

« Un personnage dans la Rubrique-à-brac de Gotlib. Vous connaissez ? Ce sont des choses absurdes et subversives. »

Et un des Sept nains ?

« Plutôt Prof. »

De quelle invention rêvez-vous ?

« D’un système  dans lequel les comédiens qui ont vraiment du talent seraient reconnus, d’un système qui  supprimerait l’aristocratie des acteurs… Reste à l’inventer ! »

 

Pour plus d'informations : 

http://www.acte-un.com

http://www.2-act.net